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  • Photo du rédacteurPaloma de Boismorel

Courants d'art

Et si les mots parvenaient à nous faire vraiment entrer dans les oeuvres? Deux romans décryptent avec jubilation le petit monde des grands artistes.

Peintures et forfaitures

Avec ses 720 pages d’histoire de l’art, d’intrigues amoureuses, de stratégies financières et de satire sociale, L'Improbabilité de l'amour est peut-être le roman de votre été.

Le roman : La mise aux enchères à Londres d’un tableau de Watteau récemment découvert, crée un séisme dans le monde de l’art. Qui aura la chance de remporter le lot ? Un oligarque russe en exil, un rappeur célèbre, un président de la République française, un émir et son épouse dépensière, une riche veuve mélancolique ? Tous ont des raisons très personnelles de vouloir acquérir L'Improbabilité de l'amour. Dans cette bataille d’égos et de millions, Hannah Rothschild n’oublie pas de nous faire rire et réfléchir sur le sens de l’Art et sur les dérives de son marché. Prêtant de temps en temps une voix à l’œuvre elle-même, elle nous rappelle que chaque peinture est un fragment d’histoire derrière lequel se cache un peintre, des passions et des déceptions.

L’auteur : Héritière d’une prestigieuse famille, Hannah Rothschild est journaliste et réalisatrice de documentaires. Nommée il y a deux ans à la présidence du conseil d’administration de la National Gallery, c'est son premier roman.

L'Improbabilité de l'amour, Hannah Rothschild, 720 P., Éd. Belfond.

Avant-avant-garde

Et si l’art devenait le cœur de nos sociétés modernes ? C’est l’hypothèse très romanesque de cette fiction où chaque chapitre porte le titre d’une œuvre imaginaire. Sorte de représentation réaliste mais aussi très critique et parodique du monde de l’art contemporain, ce roman sociologique met en scène la lutte individuelle d'une poignée d'artistes pour faire connaître leur travail, imposer leur concept et organiser leur survie matérielle. On jubile d’y reconnaître les discours et les pratiques d’un univers fascinant mais souvent intimidant. Résultat? On surveille les prochains vernissages pour vérifier que les artistes et les galeristes sont aussi féroces et excentriques.

Les Désœuvrés, Aram Kebadjian, 528 P., Éd. du Seuil.

publié dans le magazine GAËL www.gael.be

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