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  • Photo du rédacteurPaloma de Boismorel

au telephone avec Tatiana de Rosnay


Covid oblige, on ne verra pas son sourire taquin et ses élégants cheveux blancs. Mais dans son appartement parisien où elle avoue tourner un peu en rond, Tatiana continue de cultiver la bonne humeur, la fantaisie et une bonne dose d’autodérision.


Une raison d’aimer le futur.

C’est l‘endroit où l’on va passer nos prochaine années.

Une raison de retourner dans le passé.

Pour retrouver les gens qu’on aime et qui sont partis.


Tatiana de Rosnay
Tatiana de Rosnay (C) photo Charlotte Jolly de Rosnay

Une technologie qui vous change la vie.

En cette période de (post)confinement, toutes les technologies qui nous permettent de voir nos familles.

Une condition pour se sentir bien quelque part.

Qu’il n’y ait pas de caméra. Ou plus sérieusement la lumière. J’ai vécu trop longtemps dans des appartements sans soleil.

Une peur difficile à raisonner

J’ai terriblement peur des chauves-souris. J’aime pourtant bien Batman.

Un son/musique qui vous apaise

Je réécoute toute ma playlist Dépêche Mode et ça me donne la pêche.




Une faille dans votre éducation

Je suis trop bien élevée et j’aimerais apprendre à dire « merde ».

Un talent caché

Je fais des imitations de dingues et je piège énormément mes amis et mes proches au téléphone.

Quelqu’un pour jouer votre rôle au cinéma

Je vais mettre la barre haut mais je dirais Meryl Streep.

Un tableau dans lequel vous voudriez vivre

Un tableau de Canaletto qui montre un Venise assez désert dans un siècle lointain.

Un livre que vous aimeriez avoir aimé

Certains livres de Balzac, notamment le Père Goriot. Je ne comprends pas pourquoi mais de toute façon je préfère Zola

Un personnage de fiction à inviter à dîner

Gatsby mais j’aimerais qu’il m’invite chez lui et qu’il me montre ses chemises.

Le menu d'un repas idéal

Un très bon fromage avec un très bon verre de vin et une mousse au chocolat.

Un mot/expression qui vous donne mal aux dents

« Concomitamment » et « conchier ». Je ne sais même pas ce que veut dire ce dernier.

Un mot/expression qui vous met en joie

« Libellule ». Il est enfantin et très joli à dire.

Votre identité probable dans une vie antérieure

J’aurais aimé être Aliénor d’Aquitaine qui, comme moi, était anglaise et française. Elle est morte à 82 ans en plein Moyen-âge. Quand j’ai un moment de faiblesse, je pense à elle.

Une question à laquelle vous n’aimez pas répondre ?

Comment avez-vous eu l’idée de votre roman ?

Un rituel que vous sacralisez

J’aime beaucoup prendre de temps le matin pour dérouler mon tapis de yoga, mettre une musique agréable et faire mes exercice qui sont inspirés des 5 tibétains et qui permettent de s’assouplir et de se muscler.

Un conseil que vous ne suivez pas

Boire de l’eau.

UN ROMAN SOUS SURVEILLANCE

Que cherchent les écrivains ? Un environnement calme, des gens à observer et du temps pour écrire. C’est a priori ce qu’a trouvé Clarissa. Sauf que l’appartement merveilleux dans lequel elle vient d’emménager semble configurer pour la surveiller. Parano de romancière ou menace réelle de l’intelligence artificielle ? Dans son dernier roman aux allures dystopiques, Tatiana de Rosnay plonge son héroïne dans une intrigue à la fois littéraire et technologique.

Les Fleurs de l’ombre, 336 P., éd. Robert Laffont et Héloïse d’Ormesson.

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