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  • Photo du rédacteurPaloma de Boismorel

Voyager dans les reves de Daniel Pennac

Ambassadeur des cancres dans Chagrin d’école, défenseur des lecteurs anarchiques dans Comme un roman, porte-parole de nos organes tourmentés dans Journal d’un corps, confident bienveillant dans Mon frère et raconteur d’histoires désopilantes dans tous ses romans, Daniel Pennac n’entre dans aucune case et continue de n’en faire qu’à ses caprices comme l’illustre son dernier livre La loi du rêveur, un récit addictif qui explore les pouvoirs du rêve, entre fiction et réalité, entre facétie et philosophie.

Difficile de ne pas se demander qui se cache derrière Daniel Pennac. À la radio, il suffit d’entendre sa voix pour avoir envie de devenir son ami. Mais qui est-il dans la vraie vie ? Le mieux est sans doute de lui demander. Heureusement, l’auteur français d’origine italienne a gardé de sa vie de prof une patience et un humour à toutes épreuves. Il en fallait pour répondre à nos questions indiscrètes qui l’ont autant décontenancé qu’amusé.

Daniel Pennac
Daniel Pennac (c) Francesca Mantovani - éd. Gallimard

Une personne dont vous aimeriez connaître les songes

Federico Fellini qui toute sa vie a rêvé et tenu le journal de ses rêves en les dessinant, les coloriant et en les racontant dans la place laissée libre.


Votre définition du cauchemar

Le cauchemar est pour moi un rêve clos dont on ne peut rien tirer sur le plan de la narration.


Un film de Fellini pour apprendre à rêver

« Huit et demi ». C’est l’histoire d’un homme qui doute de sa capacité à faire le film qu’il est en train de faire. Et ça commence par un rêve.


Un auteur qui vous mène par le bout du nez

Quand j’étais gosse, Alexandre Dumas. Aujourd’hui, ça peut être Jean Echenoz ou Santiago Amigorena.


Une faille dans votre éducation

Mon éducation scolaire a été marquée par la peur. Et ma vie de professeur a été marquée par une volonté farouche de ne jamais effrayer les élèves.


Un talent caché

Je fais très bien la vaisselle.


Un luxe qui vous réjouit

Le silence. Il est nécessaire de temps en temps pour pallier la rumeur permanente de la vie.


Un snobisme qui vous laisse de glace

Les voitures de luxe.


Un tableau dans lequel vous voudriez vivre

Je voudrais être dans la maison du tableau « L’empire des lumières » de René Magritte.


Un livre que vous aimeriez avoir aimé

L’homme sans qualité de Robert Musil parce que j’aurais aimé qu’il ait eu le temps de terminer.


Un personnage de fiction à inviter à dîner

Le colonel dans Cent ans de solitude de Gabriel Garcia Marquez car il a des tas de choses à raconter.


Le menu d'un repas idéal

Un couscous qui serait le syncrétisme de tous les couscous existants. Pour mettre tout le monde d’accord.


Votre identité probable dans une vie antérieure

J’ai probablement été médecin car je trouve prudent de soigner l’homme.


Une question à laquelle vous n’aimez pas répondre

D’où vous viennent vos idées ?


Un rituel que vous sacralisez

Je ne sacralise rien mais je ritualise beaucoup. Par exemple, je fais mon lit le matin.


Un conseil que vous ne suivez pas

« Arrête ». Je préfère continuer.


Une ruse pour trouver l’inspiration

Marcher à Paris ou à la campagne.


Un geste qui vous touche

Si nous sommes ensemble au café et que vous devez vous absenter pour répondre au téléphone, je couvrirais votre tasse avec la soucoupe pour que votre café ne refroidisse pas.


Article paru dans GAËL - www.gaël.be

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